Qui suis-je ?
Qui suis-je ? Vaste question !
Je m’appelle Virginie Frugère. Je suis éducatrice spécialisée de formation initiale. J’ai repris mes études de psychologie - psychologie clinique psychanalytique niveau licence 3 - Je travaille depuis 20 ans dans le secteur de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie.
Aujourd’hui, je m'engage sur cette voie de l'entreprenariat donnant corps à mon désir d’indépendance et de liberté dans ma pratique à laquelle je souhaite donner toutes les couleurs de mon savoir-faire et incarner pleinement ma vision auprès de vous de ce que je nomme accompagnement thérapeutique.
Ce désir de m’installer est un projet de longue date. Il m’a fallu me sentir prête à franchir ce cap. Ce cheminement a sillonné les méandres de ma psyché, se confrontant à divers obstacles tels que ces freins intérieurs qui nous bloquent, qui nous font nous sentir incapable de…, pas à la hauteur de… et qui fait que l’on ne se sent jamais prêt à…, etc… Il m’a fallu démêler les fils, faire le deuil de croyances erronées qui bloquaient ce processus de mise en action de ce projet que je portais en moi depuis de nombreuses années.
De surcroît, je ne souhaitais pas m’installer en tant qu’éducatrice spécialisée, en tout cas pas uniquement. Je souhaitais proposer un accompagnement thérapeutique tel que je le concevais, tel qu’il s'était construit au fil de l’expérience, un accompagnement contenant l’éducation au sens large du terme, la psychologie bien sûr mais aussi l’expression artistique.
Chacun de ces éléments pris séparément ne pouvait me satisfaire : pas uniquement éducateur, pas uniquement art-thérapeute, pas uniquement psychologue bien que ce dernier ait ma préférence, quoique… en tout cas dans le soutien que la psychologie m’apporte dans la compréhension des situations complexes que je suis amenée à guider dans ma vie professionnelle.
C’est bien au cœur de ce triptyque que j’ai trouvé ma place de thérapeute et que je souhaite vous accompagner, c’est un espace interstitiel qui me scie, ni dedans ni dehors mais sur cette ligne de démarcation où se jouent les scènes de votre intimité dans ce clair-obscur de la vie.
Ce temps que j’ai pris je ne le regrette pas, bien au contraire. Je n’ai aucun regret lorsque je me retourne sur mon parcours. En effet, c’était le temps de la maturation, le temps de trouver la place que je souhaitais incarner auprès de vous.
De surcroît, les années de travail en institutions m'ont formée et m'ont permis de construire une identité professionnelle solide sur laquelle je peux maintenant m’appuyer pour vous accompagner. Ce parcours a été très formateur du fait de la complexité des situations que nous sommes amenées à rencontrer, grâce au travail pluridisciplinaire qui implique des échanges souvent riches autour des problématiques des patients que nous recevons et l’expérience même vécue dans un cadre où justement l’on n'est pas seul, où l’on peut se confronter et découvrir sa pratique sans prendre le risque de faire n’importe quoi.
Car oui, ce métier nécessite de bien comprendre la lourde responsabilité que nous avons en tant que soignant auprès des personnes fragiles qui viennent nous demander de l’aide.
Cette responsabilité n’est pas à prendre à la légère, elle est réelle et il est d’une nécessité absolue de bien l’avoir en tête. Une personne fragilisée par la vie et une personne vulnérable et il ne s’agit pas de faire n’importe quoi avec elle et d’avoir conscience des conséquences que peuvent avoir sur elle les propositions thérapeutiques que nous lui proposons.
Le travail en institution m’a fait grandir, m’a appris à prendre le sens profond de cette responsabilité par la confrontation même aux situations les plus dures. Nous pouvons la percevoir comme une bonne mère nourricière (même si pas toujours mais ce serait un autre sujet...) qui nous porte jusqu’au moment où nous sommes prêts à nous envoler.
Et voilà, l’oisillon que j’étais a grandi et c’est maintenant en toute légitimité que je peux m’inscrire dans cette vie professionnelle plus autonome et plus libre, contenue dans un cadre thérapeutique pensé, réfléchi, aux limites mouvantes mais bien présentes.
Pourquoi maintenant ?
Mais peut-être une question vous brûle les lèvres : Pourquoi ne pas attendre la fin de mes études pour vous proposer mon accompagnement ?
Pour une simple raison que j’ai commencé à esquisser précédemment. La psychologie et les études qui y sont associées sont un plus, une ouverture vers des connaissances plus larges, plus pointues dans ce domaine spécifique.
La psychologie irrigue toute ma pratique professionnelle. Il m’a toujours semblé incongru de penser le soin, l’accompagnement éducatif sans une compréhension approfondie des fonctionnements psychiques de mes patients.
Cette âme qui anime notre corps, qui lui insuffle la vie, est primordiale. Il me semble donc essentiel de comprendre son fonctionnement et ses rouages. S’occuper d’une personne sans en faire cas serait, me semble-t-il, une hérésie.
Cependant, ce fonctionnement psychique ne nécessite pas uniquement que l’on s'intéresse à son fonctionnement ou son dysfonctionnement : il a besoin d’attention, de douceur mais aussi d’action.
Le métier d’éducateur spécialisé est ancré dans cet agir, dans ce faire dont l’âme humaine a besoin pour s’incarner dans ce monde. C’est un sujet que je développerai plus en profondeur dans un autre billet…
Mais cela souligne une chose importante et que j’aurais envie de partager avec vous : le métier de thérapeute est un métier en mouvement où la formation, la curiosité, l’apprentissage autodidacte ou non, sont une nécessité : c’est une formation continue !
Obtiendrai-je le diplôme de psychologue, aurai-je envie d’obtenir cette petite feuille de papier estampillant mon savoir-faire, je ne sais pas.
La formation que je suis actuellement est passionnante car elle me permet de travailler sur des sujets qui me tiennent à cœur, qui m’interrogent et me font avancer dans ma pratique.
Mais finalement, que j’obtienne ou non le diplôme est devenu pour moi un non-sujet : il ne définit pas ma pratique d’aujourd’hui acquise par l’expérience, les rencontres, ma propre analyse, les différentes formations, mes lectures, mon art…
Il ne la définit pas mais la nourrit et tant que cela sera le cas, je poursuivrai ce cursus.
Car oui, je ne propose pas un service mais un accompagnement, un espace d’accueil pour la souffrance d’autrui. Vous serez donc mes patients et non pas mes clients… Avec toute la noblesse que peut avoir pour moi ce terme, celui de la souffrance, du mal-être, de l’obscurité dans laquelle chacun peut se retrouver à un moment de sa vie.
Au fil de ce chemin intérieur, s’est imposée la nécessité de préciser les trois fondements qui structurent ma pratique : l’éducatif, le thérapeutique et l’artistique. Chacun de ces axes éclaire une modalité particulière de la rencontre avec soi ; ensemble, ils composent le cadre vivant de mon accompagnement. J’ai donc choisi de leur consacrer un triptyque, afin de vous offrir une entrée distincte dans chacune de ces dimensions, tout en laissant percevoir la cohérence de l’ensemble.
Je vous laisse maintenant entrer dans ces trois textes comme on entre dans une maison qui ouvre plusieurs pièces : chacune porte sa lumière propre, son ambiance, sa respiration. En les parcourant, peut-être sentirez-vous ce fil qui relie l’action, la parole et la création ; ce fil qui, à mes yeux, permet à chacun de retrouver sa juste place et d’habiter enfin son propre espace intérieur.
Bienvenue dans ce cheminement.
J’ai hâte de vous y rencontrer.